Tu n’as sans doute pas (encore) entendu parler de  » The Wing  » ! Le concept de coworking pour femmes qui est strictement interdit aux hommes. (Encore un concept qui va renforcer les MGTOW.) Comment expliquer historiquement ce succès du real estate sharing, de l’espace partagé, version communautariste exclusif, radical féminin ?

« The Wing » : le coworking pour femmes

Création d’espaces de coworking pour femmes

« The wing  » (les ailes) est un club exclusivement réservé aux femmes. C’est un espace de coworking déjà présent à New York et Washington. 6 ouvertures sont annoncées dans des villes hautement cosmopolites comme Los Angeles, San Francisco, Londres et Toronto. Des femmes qui se regroupent en excluant les hommes. Les relations H/F sont-elles si difficiles ? Ou est-ce la conséquence de déboires amoureux ?

coworking pour femmes

Toi, public masculin, voici ce que tu vas rater : des speaking events (conférences parlées), des community volonteer opportunities, c’est-à-dire des opportunités de faire du volontariat dans votre communauté, des screenings de films, à 2750$ par an, on imagine que ce sont de très bons films, des happy hours (réductions sur vos verres), des cours de théâtre, manucure, coiffeur et surtout une Home base, c’est-à-dire une base de donnée des membres voulant établir des relations. Toutes ces activités pour cacher que c’est le nouveau lieu d’un lobbying communautariste.

Interdit aux hommes, vraiment sans hommes ?

Je relève pourtant plusieurs incohérences : si c’est un coworking pour femmes, il y a quand même des hommes ! Au niveau des financements, 80 % des plus gros investisseurs ! Les hommes sont manifestement discriminés dans l’open space. Mais quand ça les arrange, les femmes font appel aux hommes ! Et je ne parle pas de tous les acteurs logistiques …

En fait, c’est un lieu construit à 80 % par des hommes, financé à 80 % par des hommes, mais géré et cogéré par des femmes pour y produire quelque chose d’immatériel qui s’appelle du réseau. C’est bon pour la politique de l’emploi de Trump, 45 emplois salariés pour tenir un coffee shop. C’est en réalité un néo-salon de discussions littéraire du 17e et 18e siècle revisité.

Une résurgence des salons mondains du 18e siècle

Il y a une espèce de compendium d’idées reçues au niveau de ces salons. A quoi pense-t-on spontanément dans ces salons ? Ces salons sont un peu l’ancêtre de l’algorithme de recommandations d’aujourd’hui. En fait c’est par cet algorithme que l’on acquiert de l’information par pensée concentrique. C’est-à-dire que plus vous fournissez à internet, à Google et au GAFA d’informations sur vous, plus ils vous servent les informations que vous seriez le plus susceptible de digérer. C’était comme ça à l’époque, des hôtesses conviaient les gens selon un espèce de pré-algorithme de recommandations. Selon Wikipédia, leur talent consistait à associer des hommes de lettres, artistes, puissants, avec pour soucis principal de réunir des invités dont les caractères sont compatibles, qui disposent de maîtrise de soi et de savoir vivre. C’est ainsi que se font et se défont les réputations.

coworking pour femmes salons mondains

Stratégie de sociabilité

Il m’a semblé beaucoup plus pertinent d’aller consulter la thèse de Daniel Roche : «  Le monde des salons : sociabilités et mondanités à Paris au 18e siècle « . Sa thèse est consacrée à étudier cette forme de sociabilité salonnière. Il a remarqué 2 choses, ce qu’il appelle l’étude des pratiques curiales. Par pratiques curiales, sous-entendons les stratégies individuelles et collectives des courtisans.

Deux stratégies individuelles et collectives

    1. c’est beaucoup plus composite et beaucoup plus cosmopolite que l’idée qu’en a l’inconscient collectif avec une sur-représentation des milieux diplomatiques et une sous-représentation des milieux de la magistrature, qui apparemment créait du tapage et du conflit. Il a remarqué une théâtralité des comportements. L’utilisation des salons comme caisse de résonance pour promouvoir la politique de leur pays. Le mérite de son livre est d’avoir su resituer le place du salon et la place de l’Académie, de la loge et du café dans l’espace de sociabilité parisien.
    2. hypothèse la plus pertinente, c’est que le rôle de ce salon était de déplacer les pratiques curiales. C’est-à-dire de déplacer les stratégies de cour, qui font et défont les carrières individuelles, hors du regard du Prince. En fait, la raison qui domine était de déplacer  les jeux de pouvoir hors du contrôle du monarque.

But des espaces de coworking

Mon parallèle avec ceci, c’est qu’on ne lève pas 42,5 M$ avec la seule promesse de réaliser un Coffee Shop tenu par 40 personnes dont une rousse sexy à peau laiteuse. On lève 42,5 M$ pour effectivement étendre son influence dans des cercles dont les monarques sont exclus. Vous savez très bien que les politiques élus ont en réalité, depuis longtemps, abdiqués. C’est un abandon consenti de souveraineté, qui à l’UE, qui l’OTAN, qui au FMI etc.

Des bulles privées fondées par des gens de notoriété publique, selon un modèle hautement ségrégationniste, discriminatoire, vont avoir pour fonction d’être des néo-salons du 18e siècle. Evidemment avec un côté hautement nomade, cosmopolite, ayant pour but de soustraire l’origine du travail de lobbyings à la main des monarques et des présidents. Afin bien sûr de toujours plus asseoir le contre pouvoir de l’argent.  Précisons le montant de l’inscription à ce club : presque 3000 € par an !   » Aliam vitam alio mores  » qui signifie  » autre vie, autre mœurs « . Ainsi on croyait les salons du 18e siècle disparus, désormais ils s’appellent des cafés communautaires de coworking qui sont le cache sexe d’un lobbying féministe.

Propos rapportés par Laure G


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LaureG

Rédactrice Web et Graphiste, la créativité et la curiosité sont mes moteurs, les mots et les images sont mes outils, et tout sujet, toute info, le carburant. Rédactrice pour Hommes d'Influence, c'est retranscrire les vidéos de Stéphane Edouard et rédiger certains articles sans déformer sa vision à travers ses lunettes de sociologue. Bonne lecture !

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2 commentaires

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  • Un bac à sable géant fondé par des hommes, raccordé à internet par des hommes et construit par des hommes.. afin de rassembler ces nouvelles souris blanches pour jouer un peu. On imagine qu’etre payé à chater ne va engendrer aucun conflit dans la boite et que, contrairement aux environnemnet masculins (aka, le vrai boulot de production), cet environnement féminin sera très zen et donc prouvera que la femme « c’est bien » et que les hommes entre eux « vraiment, c’est pas bien ».

    Comme toujours, le féminisme poussé dans ses retranchements produit du non-sens et de la merde. Les femmes ont des talents, mais pas celui de produire du neuf. c’est comme ca. « Bite the bullet » comme dirait les anglo-saxons. Nous les hommes on a déjà avalé pleins de vérités par très agréables.

    Je ne sais pas qui a décrété qu’inventer une lampe était plus important qu’élever un enfant et en faire un être sain d’esprit.. peut-être parce que nous vivons dans un monde marchand et que le deuxième acte est gratuit ? à ce titre, une nounou est une femme libre et épanouie car elle fait un travail utile, une mère au foyer est une femme inculte, asservit par son mari et qui a besoin d’être libérée. Les deux font le même boulot.

    Les femmes n’ont même pas été foutues d’inventer des tampons, il a fallu que des hommes se creusent la tête pour résoudre ce problème « féminin » (pour le coup, le lien « intérêt » ou « on nous a empêché de créer » n’a pas de sens).. de là à créer des symphonies ou faire décoller la prochaine révolution technologique.. on attends de voir.

    Pendant ce temps, à Los Angeles, une wing worker a publié une annonce dans le mail interne de la boite pour rappeler l’importance de sourire le matin lorsqu’on arrive au « boulot », car « certaines personnes » oublient souvent de le faire. 4 minutes plus tard cette prose philosophique a reçu 14 likes.

  • J’imagine pas le scandale si on avait fait des bureaux interdits aux femmes…
    Il font de la discrimanation positive pour les femmes pour les beaux postes en France.
    Bien sur c’est pas les postes les plus durs ou salissants ou dangereux, mais ceux a pouvoir et bien payés comme les conseils d’administration
    j’ai plusieurs potes qui m’en ont parlé, il ont ete ecartés et je connais des nanas qui ont trouvé un poste grace a ca apparemment !!
    On vit dans une société totalement degenerée