Suite et fin de la série d’interviews accordées à la chaîne royaliste Kevin 1er : Comment sortir de l’adolescence ? Comment faire sortir l’adolescent de sa torpeur ? Comment le faire grandir ? Réponse : par la femme ou plutôt par les femmes.

Le vrai remède à l’apathie : la conquête des femmes

sortir de l'adolescence

Les meilleurs conseils sont ceux qui ne s’incarnent pas dans un vide socio-temporel. Les meilleurs conseils sont ceux qui correspondent à ses désirs profonds. Kevin sera guéri de son apathie par le désir ! A un moment donné, Kevin pourra sortir de l’adolescence lorsqu’il sera saisi par le désir de la conquête des femmes qui lui échappent. Il se rendra compte que son statut « amorphe », c’est-à-dire que l’apathie masculine du jeune homme, est l’équivalent du dévoiement féminin. Pour sortir de l’adolescence, les femmes se dévoient en passant la nuit avec des inconnus, en faisant n’importe quoi. Le jeune garçon, lui, joue aux jeux vidéos. Il est amorphe, il baigne dans son jus. Pourquoi ? A cause de l’égoïsme sacrificiel de la maman. Par le fait que la maman s’est finalement sacrifiée pour sa progéniture, Kevin ne voit pas l’intérêt de sortir de l’adolescence, de bouger de sa chambre, de son porno et de ses jeux vidéos. Pourquoi ? Parce que maman lui a fait croire, en lui sacrifiant tout son amour, que ce n’était finalement pas nécessaire. En réalité, Kevin ne le comprendra qu’en étant confronté aux femmes qui lui échappent. C’est en étant confronté aux femmes qui lui échappent qu’il se rendra compte d’une terrible dissymétrie ou injustice : la femme enfant a un pouvoir de séduction sur les hommes que l’homme enfant n’a pas. Il se rendra compte qu’il n’a aucun statut et qu’il est une ressource non mobilisable et non pertinente. Il est quelqu’un qui ne vaut rien sur le marché des rencontres. Quand on ne vaut rien, on est condamné à être le seul à souffrir et/ou à se masturber. Il sera alors contraint de grandir, de sortir de l’adolescence, pour acquérir le statut qui lui donnera accès à l’être qui lui manque, à l’être qui lui échappe. Tous les conseils sont bons, même les mauvais. Il faut tomber au bon moment et dans la période où il est poussé par un désir « immanent ».

La Femme Fatale pour sortir de l’adolescence

Kevin : Je trouve que ça tombe de façon assez juste, puisque dans le film, il y a une femme et c’est le ressort. C’est ce qui le fait sortir, beaucoup plus que les deux hommes qui l’abreuvent de conseils.

Stéphane : L’homme enfant, l’homme amorphe comme vous le décrivez ne s’en sortira que par et pour les femmes. Pas parce qu’il aime la Femme (avec un grand F), le logiciel féminin, la machine philosophique féminine, le système pensant féminin, le système de valeurs féminin, qu’en général il ne connaît pas. Quand on lui met devant les yeux, il se dit mais qu’est-ce que c’est que ça ? Ce n’est pas possible de penser comme ça ! Il pourra sortir de l’adolescence, de son apathie, de son état morphinique, parce qu’une femme l’a fait souffrir. C’est ce qu’on appelle la femme fatale. On en a tous une. C’est une femme qui nous a tiré de notre naïveté pour nous faire souffrir, car telle est sa fonction. La fonction psycho-sociologique de ce qu’on appelle la femme fatale, c’est de reconnaître, par son empathie communicationnelle, un gentil garçon. C’est de jeter son dévolu sur lui ou en tous cas, ce que lui pense être son dévolu. C’est de le lancer à sa conquête, pour finalement le jeter comme une chaussette, le tromper avec son meilleur ami ou l’humilier publiquement à de nombreuses reprises. Et, pour lui infliger la dose de souffrance et d’abandon qu’aurait dû lui infliger sa mère.

sortir de l'adolescence

Mais sa mère ne lui a pas infligé, en se sacrifiant. Le sacrifice maternel est de l’égoïsme, car la mère parfaite à un moment, doit abandonner son fils. Abandonner, symboliquement bien sûr, elle doit toujours être là en cas de coups durs. Mais elle ne doit pas le couver outre mesure, type maman juive ou maman italienne. Dans la vie, on a 3 naissances. On naît biologiquement. On naît en étant abandonné par quelqu’un dont on croyait l’amour inconditionnel. Et l’on naît une troisième fois quand ses parents meurent. En réalité, celui qui croit être vivant simplement parce qu’il respire, parce que ses poumons se remplissent et se vident d’air, s’il n’a pas été abandonné par quelqu’un dont il croyait l’amour inconditionnel, n’a finalement eu qu’une naissance biologique. Ses connexions psycho-sociologiques ne sont pas nées. Normalement c’est le rôle des « top parents«  de savoir faire comprendre à leur enfant, à partir d’un certain âge, quand ils décèlent en lui la maturité suffisante, qu’ils doivent se mettre en retrait, ne plus l’héberger, ne plus le soutenir financièrement, sauf coup dur, sauf projet particulier qui nécessiterait que. A un moment, il ne faut plus fournir ce matelas inconditionnel qui le laisse couler dans son petit bain de transpiration dans sa chambre.

La souffrance pour grandir

Kevin : Le passage du temps ne fait rien ? Il faut passer par l’épreuve du rejet, de la souffrance ? Il n’y a pas une date, comme sur les yaourts, où j’ai atteint 40 ans, je vais me secouer, me prendre en main ? Cela peut se prolonger longtemps chez l’homme ?

Stéphane : On ne change que quand on souffre. Demandez à un ostéopathe qui donne systématiquement des exercices à un patient pour soigner une sciatique. En fait, le patient ne consentira à faire ses abdominaux ou ses élongations que lorsque la douleur sera intolérable. Tant que la douleur sera de 1, 2 ou 3/10, le patient vivra avec et se rendra chaque mois chez l’ostéopathe. Quand la douleur passera à 5 jusqu’à 9/10, il sera prêt à tout. Je suis un tragique. Je fais souvent cette distinction, qui vient de Sowell. Il y a les utopistes et les tragiques. Les utopistes pensent que nous sommes la propre mesure de tout et que nous forgeons tout ce qui nous entoure à notre image. Les tragiques pensent que l’on est contraint par le temps, la nature, les opportunités, les rencontres et que l’on n’a pas tous les mêmes, on n’est pas à l’école des fans. Donc un tragique, comme moi, pensera que petit Kevin ne grandira que par la souffrance et le manque.

L’abandon comme moteur

Kevin : C’est cette épreuve-là, dans le registre de la conquête de l’autre sexe, qui va servir de moteur pour une action dans toutes sortes de registres ? Mon Kevin est appelé à être roi. Pour trouver de l’énergie dans la sphère politique, il faut d’abord en passer par la femme ?

Stéphane : Oui. Le moteur poussant un homme à déployer des stratégies de conquêtes est très souvent un désir de conquête d’abord féminin. D’ailleurs les biographes l’admettent avec plus ou moins de droiture et d’honnêteté. Il suffit d’aller regarder dans nos derniers présidents, alors pas forcément le dernier qui a pris le problème à l’envers. Il est rentré dans la femme par l’adulte, par sa prof. Mais il suffit de regarder un Sarkozy ou un Hollande. Ce sont des hommes qui à un moment, ont travaillé leur tactique, leur rouerie commerciale et leur rouerie de grands démagogues, par la conquête des femmes qui leur échappent. Ce sont évidemment des hommes que leur physique ingrat normalement exclurait totalement du champ des rencontres. Si Sarkozy était vendeur chez Auchan et Hollande cuisinier chez Flunch, ils seraient totalement exclus du champ des rencontres. Donc, il ne faut jamais négliger dans la racine initiale, la racine du ciel comme dirait Romain Gary, dans le moteur, le drive initial des hommes de pouvoir, leurs échecs personnels en terme de femmes, d’amitiés proches … Ces échecs les ont poussés à développer une stratégie qui les payent de retour, mais beaucoup plus tard. Le fantasme des hommes de pouvoir ou de notoriété est de mettre un vent, en direct, à des femmes dont ils étaient amoureux il y a 20 ou 25 ans. On l’a vu avec un animateur télé extrêmement populaire, qui a rappelé une ex au top de sa notoriété pour jouer avec les émotions de cette femme. Elle avait dû l’éconduire, maintenant il est toujours aussi vilain physiquement, mais comme il jouit d’une aura liée à son prestige, il peut maintenant se permettre de jouer avec elle, alors qu’avant c’était elle qui se jouait de lui.

Propos rapporté par Laure G


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LaureG

Rédactrice Web et Graphiste, la créativité et la curiosité sont mes moteurs, les mots et les images sont mes outils, et tout sujet, toute info, le carburant. Rédactrice pour Hommes d'Influence, c'est retranscrire les vidéos de Stéphane Edouard et rédiger certains articles sans déformer sa vision à travers ses lunettes de sociologue. Bonne lecture !

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