Traduction de biélorusse en 2 phrases



Vous savez que je pense des femmes russes? Et ce qu'en pensent 99% des hommes occidentaux qui ont eu la folie d'en épouser? Pensez-vous que les biélo-russes échappent à la règle ? ;)

Bonjour Stéphane,

Meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

Pour Noël cette année je me suis pris Get a Life et le Bestof timidité que j’ai adoré (ça m’a permis de me rendre compte que je ne suis pas du tout un timide). Particulièrement pour sa démystification de l’opposition bad boy/gentil garçon.

Le Macbeth de Shakespeare et sa phrase « il a perdu le sommeil » a pris un sens très particulier à la lumière du séminaire connexion aussi. Je voudrais te demander une interprétation de langage féminin qui m’échappe complètement.

Je fréquente une biélorusse de 26 ans (j’en ai 24 et on s’est rencontrés en novembre dans un bar où j’ai l’habitude de sortir seul) qui se montre capricieuse et se dévoile peu. J’ai noté deux récurrences dans ce qu’elle me dit quand elle joue les dures à cuire: «I’m complicated» et « I got too much attention from guys in the past ». S’il te plait, peux-tu traduire ?

J’entends bien que c’est un peu vache de te solliciter en direct par mail, et qu’il me faudrait les séminaires langage des femmes et/ou un phone coaching. Ce sera pour bientôt mais dans l’immédiat les fêtes viennent de passer et je voudrais une peu de temps pour me refaire… Merci d’avance en tout cas.

Porte-toi bien!

Ant.

Hello boy,

Cadeau, les traductions, en ce 1er janvier de bonne année:

I’m complicated

Je suis une femme-enfant, élevée au statut de reine par ma mère (avec laquelle je suis néanmoins en compétition depuis l’âge de mes premières règles) et complaisamment ignorée par mon père auquel je voue une admiration qui tient plus du démon que de la sainte.

Je suis ego-centrée au delà du raisonnable, je ne me connais pas moi-même car j’ignore tout de mes déterminismes affectifs et surtouts sociaux, je me suis décrétée experte en psychologie par ingestion à dose forcée de la prose sucrée des magazines féminins, et en dépit de toutes mes carences pragmatiques et objectives, je recueille suffisamment d’attention masculine pour jouer avec les garçons qui s’intéressent à moi comme un bébé joue avec son pied (voir partie suivante)

I got too much attention from guys in the past

J’ai toujours besoin de m’apprêter et de m’affarder comme une demi-pute avant de prendre des poses lascives optimisant un supposé potentiel sexuel sur chaque selfie que j’uploade sur Instagram.

En conséquence, je reçois quotidiennement une dose de sollicitation qui dépasse l’entendement d’un petit garçon comme toi, garçon désormais prévenu qu’il n’obtiendra jamais de moi – même dans ses rêves – la moindre exclusivité.

J’ai trompé à plusieurs reprises mes compagnons par le passé et menti éhontément pour couvrir mes forfaits, attribuant toujours à une causalité externe (l’horripilante insistance des hommes, la menace d’être contrainte physiquement, ou le besoin de subsistance matérielle) les étreintes errantes correspondant à ma nature profonde (ma part sombre de courtisane vénale et veule).

Etreintes n’ayant jamais pour finalité le corps de l’autre (trop facilement remplaçable), mais la validation de l’attention qu’ils me portent, qui depuis ma naissance est mon seul et unique moteur (les études et tout le reste n’étant que le moyen de se créer un réseau, soit in fine un réservoir à couillons susceptibles de remplacer ceux qui partiront parce que je les aurai trop déçus).

A 26 ans, je me donne encore 3-4 ans pour remuer du trou devant des mâles affairés plus âgés que toi, jusqu’à trouver celui qui saura m’incruster suffisamment profond entre sa vie et son travail pour que la désincarcération se matérialise par un divorce, un enfant, une pension, et une psychothérapie passagère me permettant de « m’assumer », c’est à dire d’effacer toute trace de responsabilité ou de culpabilité au nom d’une victimisation que je croirai parfaitement légitime.

En attendant ce moment, divertis-moi en me racontant des âneries au coin d’un bar où je devine tes intentions comme se lirait le fond d’une tasse d’eau claire, et je me ferai temporairement plus bête que je ne le suis pour te laisser me séduire et espérer.

Stéphane

Ps : excellente année à toi aussi

Crédit photo : Александр Кузнецов


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14 commentaires

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  • Nope… absolument pas aigri…. tout homme qui pense que cet article provient d’un homme aigri… est ……un couillon de bisounours qui n’a pas suffisamment vécu d’experience(s)…. cet article est simplement diablement lucide et incisif !

  • « Quand j’ai connu la Vérité (sur F)
    J’ai cru que c’était une amie.
    Quand je l’ai comprise et sentie,
    J’en étais déjà dégoûté.

    Et pourtant elle est éternelle,
    Et ceux qui se sont passés d’elle
    Ici-bas ont tout ignoré. »

  • Bonjour,
    J’ai lu comme a mon habitude les articles du site en les dévorants avec culpabilité. (Je m’explique ensuite.) les faits sont criants de verité et toujours porteur d’une haine pédagogue qui sait nous motiver pour passer à la prochaine [fille] car on dresse souvent des portraits de mauvaise fille. Très instructif, j’espère que cela ne deviendra pas machisant à la longue ! À quand une fille/femme bien, un petit portrait de ce qu’on peut espérer ou tolérer chez quelqu’un.
    —–
    J’ai rencontré, pour l’anecdote, une Biélorusse très gentille, pleine de bonté. Elle était jolie, pas super canon, mais mignonne, je ne veux pas passer pour un aristo du 18 ème siècle, mais les filles bien existent et courent les rues !! En Biélorussie aussi.
    Voici

  • Sans vouloir rajouter une couche, je trouve que cette présentation est aussi valable pour les femmes françaises…
    Mais avec un côté « arriviste » moins prononcé, bien sûr.

  • Ah ah ah !
    Je crois qu’après ce monument, le mot « biélorusse » va devenir un terme générique !

    Exemple :
    – L’autre jour j’ai rencontré un superbe cas de biélorusse qui a réussi à se faire inviter pour 6 verres à la suite en échange d’un baiser obtenu au quatrième verre. Plus de nouvelles depuis.
    – Mais elle n’était pas américaine ? Tu m’as dit qu’elle venait de New-York.
    – Oui, mais c’était quand même une biélorusse dans l’âme, et une sacrée encore ! Ah ah ah ! Ca fait cher du bisou quand même !

  • Merci beaucoup Stéphane. Je viens de prendre une méga claque dans la figure. Tout le portrait psychologique que tu dresses de cette fille (rapport à sa mère et son père, réseau et compagnie) est absolument juste. Merci beaucoup de m’avoir publié (quelle surprise! ) et de m’avoir évité plus de déboires avec cette fille. Effectivement 2015 s’annonce croustillantissime…