Si la méthode (de séduction) magique n’existe pas, il subsiste néanmoins des fondamentaux

Pour cette partie, je vous renverrai à mes deux premiers articles, qui disaient en substance de se connaître, ses forces, ses faiblesses, ses envies, ses rêves, ce qui nous fait du bien, nous rend heureux, ou encore ce que nous voulons savoir. Allez hop, allez les relire maintenant, ce n’est pas compliqué il suffit de cliquer sur ces 2 liens bleus… vous ne l’avez pas fait ? C’est dommage, on vous conseille de faire quelque chose qui est bon pour vous et vous ne le faites pas… je ne peux plus rien pour vous.

Prenons un exemple que je connais (à vrai dire, de quoi d’autre pourrais-je parler, si ce n’est de ce que je connais), c’est-à-dire moi. J’ai dû essayer à peu près toutes les méthodes possibles du système « Get things done », permettant d’être plus productif, aucune n’a marché, pour diverses raisons. Par contre la méthode qui marche, car elle me convient, c’est d’écrire avant de me coucher 3 choses à faire sur un cahier (mise a jour : j’utilise le bloc note de mon téléphone portable, ça marche aussi). Vous pouvez être sûr que je vais faire ces choses le lendemain sans broncher. Exemple : Arriver avant 8 h au travail, faire 100 pompes, articuler en parlant… ces actions doivent être précises pour avoir une chance de voir le jour ; être souriant, avoir la démarche de Tyler Durden, séduire des filles dignes de clips de R’n’B, c’est “un peu” trop vague pour être réalisable. Un autre exemple, pour être productif, je mets un chronomètre à rebours à côté de moi, régler sur 45 minutes. Pendant ces 45 minutes, je vais être super concentré sur ce que je dois faire. Je sais aussi qu’à la fin de ces 45 minutes il y a de grandes chances pour que je ne m’arrête pas si j’ai envie de terminer ce que je suis en train de faire, mais comme j’ai l’autorisation de m’arrêter, les 45 minutes étant passées, cela ne me pose pas de problème. Quand je m’arrête, je règle le temps sur 15 minutes, et je prends une pause.

Je ne sais pas à quoi c’est dû, mais ça marche pour moi. Un effet placebo ? Sûrement, et alors ? Il a été prouvé que le placébo est plus efficace que la morphine dans 50 % des cas. Tout est dans la tête ! Une fois que je n’aurais plus besoin de ces artifices pour être productif, je m’en passerai. Et qui d’autre que moi saura quel procédé j’ai employé ? Oui, bon, d’accord : vous, et les 20.000 autres internautes qui auront lu l’article. Mais sinon, personne.

La règle des 10.000

Un point que je n’ai pas traité auparavant, mais que je traite maintenant. La patience. Il y a un nombre, empirique, qui a fait l’objet d’aucune étude, mais qui revient souvent concernant le temps que l’on doit mettre pour devenir bon quelque part. 10 000 heures seraient le temps nécessaire pour devenir vraiment bon quelque part. En travaillant 8 h par jours chaque jour de l’année, il vous faudra 3 ans et demi pour être un expert dans un domaine. Les études supérieures demandent beaucoup de temps, 5 ans, et si on comptabilise le nombre d’heures de cours et d’étude, on arrive à combien d’après vous ? Un maître de Taekwon Do m’a dit un jour « beaucoup de personnes pensent que la ceinture noire est un but, ce n’est que le commencement de l’apprentissage. 3 ans minimum pour avoir une ceinture noire, puis 1 an pour passer 1er Dan, 2 ans pour le 2e Dan… 9 ans pour le 9e Dan, C’est ainsi, car il vous faudra une dizaine de milliers d’heures avant de maitriser n’importe quel art ». Donc si vous voulez devenir vraiment bon dans un domaine, comptez combien de temps il vous faudra pour atteindre les 10 000 heures en fonction du temps dont vous disposez.

De plus, l’apprentissage n’est pas linéaire, il existe des pics d’apprentissage, de même que des moments d’énorme doute, où l’on n’arrive plus à rien. Mais au final, la persévérance fait que l’on s’améliore toujours à la fin. Ce schéma existe dans tous les domaines, mais est plus particulièrement connu dans le sport, où les entraînements des joueurs de haut niveau sont calculés pour que les athlètes arrivent à la compétition sur un pic de forme. Ps : si, si, même ceux de l’équipe de France de football. Mais dans leur cas, le problème est ailleurs.

Petit bonus: il est beaucoup plus facile d’apprendre en s’amusant, d’où le bienfait de ne jamais se prendre au sérieux.

Le rapport avec l’article précédent ? (non, une ellipse en fait)

Vous pensiez sérieusement qu’en un article j’allais vous donner la réponse à « comment changer ? » Et bien, je viens de le faire. Vous vouliez sûrement que je vous dise comment changer à la manière d’un Tyler Durden? …ne lisez pas la suite si vous n’avez pas vu le film… je vous rappelle que le personnage du narrateur est schizophrène, que c’est une maladie qui se soigne et que Tyler finit juste avec un trou dans la tête à la place du cerveau. Des changements aussi radicaux entraînent des retours de bâtons tout aussi violents. Un timide qui veut combattre sa peur peut se lancer dans une improvisation (bégaiement) devant des centaines de personnes qui ne lui renverront que de la froideur (mépris). Il vivra alors ça comme une bâte de base-ball en pleine tête (aie). On peut s’en remettre (1 chance sur 100), ou pas (99 chances sur 100). Ce même timide peut aussi suivre des ;cours d’improvisation, il se prendra alors des petites claques, qui font certes mal, mais qui permettent quand même de rester debout. Vous me direz sûrement que personne n’est mort de peur en parlant devant 500 personnes (ni en abordant une fille), et vous avez raison, car vous pouvez, vous arrivez à voir la leçon là-dedans. Imaginez-vous que certaines personnes se retrouvent devant des spectateurs, se sentent paralysées et en ressortent traumatisées. Nous avons tous au moins un domaine dans lequel nous sommes dans cette situation. Certes, les « il faut se faire violence » peuvent marcher, mais c’est rare.

David Belle peut chuter de plusieurs mètres sans se faire mal, car il a appris. Qui veut se faire violence pour lui ressembler sans rien apprendre avant ? Vous avez bien l’image de la cheville qui se casse en mille morceaux en retombant sur le sol ? Il en va de même pour tout ce que vous faites, pour apprendre il faut commencer tout en bas de l’échelle.
(Oups, désolé, j’ai fait une ellipse)

Le rapport avec l’article précédent ? (bis) Analogie avec le théâtre d’improvisation

Je disais donc « Quel est le rapport avec l’article précédent ? » J’ai laissé en suspens un point disant « comment changer ». Le point où beaucoup de monde bute, c’est l’action. D’aborder une fille dans la rue, à cuisinier pour se faire des plats sains, en passant par mettre les pieds dans une salle de musculation ou simplement faire son lit le matin. À moins que vous souhaitiez vous mettre en position du lotus pour les 50 prochaines années pour méditer tel un moine bouddhiste, vous n’arriverez à rien si vous ne bougez pas.

Je fais du théâtre d’improvisation, chose impensable pour moi il y a encore 1 an. Deux choses. La première est que notre professeur, Martin, nous parle tout le temps d’action. Pour que la scène que l’on est en train d’improviser soit bonne, ai un sens, et soit applaudie à la fin, il faut de l’action. Or, symptôme humain, sur les deux minutes qui nous sont imparties pour mettre en place l’action, au lieu de présenter la scène en 20 secondes et d’agir pendant 1 min 40 s, on présente l’action qui-va-peut-être-arriver-un-de-ces-jours-bienôt-elle-n’est-pas-loin-elle-arrive pendant 2 minutes, et au final, on ne fait rien. Vous voulez réellement savoir de quoi je parle ? Allez faire du théâtre d’improvisation.

La seconde leçon à tirer est qu’avec de la persévérance, on peut tout faire. Laurent, lorsqu’il est arrivé, n’était même pas capable de dire bonjour. Il avait peur, réellement peur des autres, et on voyait qu’il luttait vraiment pour ouvrir la bouche. Aujourd’hui, il n’est certes pas capable de se retrouver seul sur scène et de meubler seul pendant 2 minutes, mais il est passé d’un névrosé pathologique à personne simplement timide.

Imaginez la scène suivante. Un pirate est en train de faire avancer une princesse sur la planche pour qu’elle plonge dans l’eau. Que se passe-t-il si la princesse se retourne vers le pirate et dit « non, je ne sauterai pas » ? Un coup d’épée dans le ventre ? Sûrement, mais au théâtre, il n’y a pas d’épée, donc il se passe quoi ? Rien. Refus de l’action, on n’avance pas. Dire non à une action ne mène nulle part, sauf là où vous êtes déjà. Par contre si la princesse saute, c’est une action, qui peut en entraîner une autre. Dans quel film la princesse saute-t-elle pour finir noyée ? Aucun. Il y a toujours une action.

Bonus : comment ai-je appris tout ça ? En lisant un livre ? En pensant ? Non en agissant et en multipliant mes sources d’apprentissage, mes connexions avec le monde extérieur et en étant un minimum ouvert d’esprit.

La 4e de couverture

Je résume.

  1. Commencez par connaitre qui vous êtes en ce moment, vos forces et faiblesses, vos capacités et vos peurs
  2. Sachez ce que vous voulez, c’est-à-dire ce qui vous fait réellement du bien, vous fait plaisir, et pas ce que l’on vous oblige à faire
  3. Agissez ! N’attendais pas le Jour J, la Méthode M, l’Événement E, la personne P, l’article A… Si vous voulez changer, c’est vous ! Ici ! Maintenant !
  4. Expérimentez, trouvez ce qui est bon pour vous… et surtout, cassez-vous la figure, et sachez vous relever (tirer une leçon)
  5. Soyez patient, mais pas passif. La persévérance et l’attente ne sont pas des synonymes.
  6. Si avec ça vous ne changez toujours pas, c’est que vous ne voulez pas vraiment changer, vous en avez envie, mais vous ne voulez pas.

Cet article vous semble un peu confus, avec des idées qui s’entrecroisent ? C’est volontaire. Si vous trouvez pourquoi, vous aurez appris quelque chose. Dites-moi ce que vous pensez avoir trouvé dans les commentaires ci-dessous.

Gentleman


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9 commentaires

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  • Le jeu est un mécanisme qui permet aux animaux comme aux hommes de créer du lien social (il est rare de jouer tout seul, le cas échéant, c’est par défaut). Ca se discute.

    Un peu comme le comique, chez les hommes seulement, voir Bergson et toute la clique.

  • Vous n’essayeriez pas de monter votre armoire ikéa sans avoir préalablement compris la notice de montage n’est-ce pas? C’est la même chose ici. Il n’en a pas l’air parce qu’il est peu concret, mais intégrer le message de cet article est fondamental. Il nous apprend comment se servir du site, en quoi tout lire boulémiquement comme une fin en soi est absolument stérile. Relisez-le avec attention, c’est la base d’un développement personnel sain et efficace.

  • Je trouvais les articles des derniers mois un peu plat. Celui-ci est excellent. Vraiment.

  • Vous n’essayeriez pas de monter votre armoire ikéa sans avoir préalablement compris la notice de montage n’est-ce pas? C’est la même chose ici. Il n’en a pas l’air parce qu’il est peu concret, mais intégrer le message de cet article est fondamental. Il nous apprend comment se servir du site, en quoi tout lire boulémiquement comme une fin en soi est absolument stérile. Relisez-le avec attention, c’est la base d’un développement personnel sain et efficace.

  • Le fait que les « idées s’entrecroisent » dénote une chose sur le fond de l’article, ou plutôt sur la pensée de son auteur. C’est que ce dernier considère que « tout est lié » comme Léonard de Vinci le disait lui même ceci expliquant qu’il s’intéressait à de nombreux différent champ de la connaissance (art, médecine,sciences…)c’était un polymathe. L’unité du savoir…la nécessite pour les Hommes de le recouper, de le catégoriser pour avoir une maîtrise relative sur la réalité, n’oublions pas que c’est une méthode indispensable (on ne peut pas tout savoir sur tout) mais que la méthode n’est pas la réalité. Par exemple, l’impossibilité d’unifier la physique quantique et la théorie de la relativité (théorie très contradictoire) ne nous empêche pas de vivre dans une réalité physique cohérente… L’indivisibilité du réel, n’apparaît pas dans les théories humaine (on a toujours pas de théorie du tout en physique), en revanche ces théories sont tout à fait utiles dans des domaines précis.

    « l’apprentissage n’est pas linéaire », c’est ce qui expliquerait l’apparente confusion de l’article. L’article est dense, il contient de nombreuses références, de différents domaines et l’intégration du contenu de cet essai nécessite une mise en lien des différents concepts qui y sont présentés. Je dirais même que ça nécessite l’utilisation plus active de son hémisphère droit…La confusion viendrait de la non mise en lien de ces différentes idées dans une approche plus global. Je ne sais pas si c’est ce que tu as voulu faire Spike, mais c’est comme ça que ça me parle.

  • Sur le point 6 (Si avec ça vous ne changez toujours pas, c’est que vous ne voulez pas vraiment changer, vous en avez envie, mais vous ne voulez pas.):
    comment expliques-tu le paradoxe? L’inconscient qui est un ennemi?

  • Pavé César!
    Article riche et motivant.

    Je pense que l’article est décousu car l’apprentissage l’est.
    Un article trop pointilleux n’aurait pas l’énergie du changement en lui.

    Même en conseil, dans la méthode du rétroplanning, tout ne se fait pas dans les temps mais autour. Il faut tout le temps ajuster sa progression dans le bon sens en franchissant des paliers.

  • Je paraphraserai bien le dernier épisode d’une série actuelle en déclin : « The Gentleman ! » Courbette respectueuse,

    Un article qui fait bouillir la matière grise, le temps qu’elle trouve ce qu’il faut garder, appliquer et repenser (au moins trois jours).

    PS: C’est quoi le traitement de la schizophrénie ?