Mou, indécis mais homme à femmes ? Le mystère Hollande



François Hollande (2012-2017) comme vous ne l'aviez jamais vu: sous l'angle de la séduction et des femmes. Comment Flamby a su les utiliser à son avantage avec la rouerie d'un séducteur bien rodé

4. Ni fidèle, ni infidèle : par delà le bien et le mal

hollande-infidele

Dans un monde occidental dont les analystes les plus fins ont déjà compris (et montré) qu’il était, à la fois :

  • républicain dans ses institutions (vive la République, vive la France !)
  • totalitaire dans son fonctionnement (censure, anathème, voire passages à tabac de dissidents avec plaintes classées sans suite)
  • soumis à l’idéologie du désir dans ses représentations (Fuck me, I’m famous)

Dans ce monde stupidement bipolaire, donc, où la moitié de la population tombe sans sourciller dans le piège des signaux d’alarme tirés tirés à intervalles réguliers par le gouvernement en place (gouvernements de droite et de gauche mais presque toujours constitués de traitres à la nation qui ont pour le « peuple » un mépris d’une férocité que celui-ci ne pourrait même pas imaginer), ne pas être contre, c’est déjà être pour. Ou l’éternelle obligation de devoir choisir son camp dans un alternative purement rhétorique (un faux choix) entre respectivement, le bien et le mal, la paix ou la guerre, la gauche ou la droite, l’OM ou le PSG, etc. Et les moutons (de Panurge) seront bien gardés.

Dans ce monde bipolaire de gens mauvais et de gens bons, il serait de bon ton de ranger les hommes un peu sexués en… wait for it… deux catégories (vous aviez deviné!) :

  1. les bons, pères de famille, dignes descendants de Charles Ingalls, dont les éventuelles et irrégulières montées de testostérone s’évacuent dans l’effort du travail physique et de l’argent bien gagné à scier du bois ou à bâtir des maisons (dans la prairie)
  2. les mauvais, dragueurs impénitents, spécimens décadents et infidèles sans cesse tancés par leurs bourses toujours pleines d’aller saillir sans ménagement des femelles en âge de reproduire, puis de disparaître une fois le lancé un petit en ligne de production. Soit la vision précise des féministes du genre masculin dans sa globalité (vision à l’origine, soit dit en passant, de leur laideur physique généralisée et de leur absence de toute apprêtement, car selon cette logique il faudrait être complètement folle, pervertie ou masochiste pour donner à l’homme des raisons objectives à leur incompréhensible désir)

Une catégorisation en « partis » simplificatrice, débilitante et inopérante mais qui ressemble tant à l’époque qu’elle lui colle globalement assez bien, et où le mâle Hollande, avec son double menton non sanglé sous son casque, son scooter à trois roues (c’est bien connu, 2 roues, ça glisse), le ventre proéminent au dessus de ses bourses bien pleines (les seules bourses vides étant les nôtres, car il faut bien rembourser « la dette » dont ils se gardent bien de nous expliquer le pourquoi du comment), le mâle Hollande devrait donc rejoindre le camp des irrécupérables infidèles. Ou bien ?

Et si notre président échappait, tel l’oeil qui surplombe certains billets de banque, aux catégories ?

Et si la fidélité était pour lui un concept totalement étranger ?

Pour déterrer les racines de mon hypothèse saugrenue, creusons un peu le terreau politique de ces 20 dernières années et qu’y voit-on ? Qu’en politique, les chefs d’Etat, de parti, de gouvernement, de région ou même de ville sont souvent arrivés à leur poste en croisant les influences des différents réseaux auxquels ils ont appartenus, c’est à dire à agréger derrière eux un courant de fidèles issus de mouvances auparavant isolées. Ainsi de la « Mitterandie ». Des « Chiraquiens ». Des « Sarkozystes ». Mais qui sont, et où sont, les « Hollandais » ? (je mettrais bien plusieurs points d’interrogation comme je vois souvent faire sur Facebook, mais un incoercible respect pour ma langue et sa grammaire m’en empêchent).

Où était donc, avant son élection, le noyau d’indéfectibles fidèles dont un homme de sa stature devrait être pourvu ? La séparation d’avec Ségolène nous évoque spontanément une piste que Cécile Amar nous confirme : il n’y a pas, à proprement parler, de courant Hollande, il n’y en a jamais eu. Ni noyau ni fidèle, donc, et dans un diagramme relationnel dont la fidélité est absente, où est donc l’infidélité ?

Pour regarder dans le miroir vers l’intitulé même du sujet de ce dossier (que j’aurais aussi pu nommer « l’étrange rupture du Dr Hollande »), j’avance donc, lentement mais surement, vers une thèse que vous devez maintenant deviner en interlignes : s’il est aussi « méchant », comme la bouteille Orangina en son temps – dont il ne partage pas que le slogan -, c’est avant tout parce qu’il n’a pas conscience d’avoir fait quoique ce soit de mal, étranger qu’il est à toute forme de fidélité, reçue ou donnée.

5. Le premier président qui s’ennuie ?

Hollande à scooter

Point à l’approche de la fin du parcours. Après avoir placidement envisagé :

  • la formation affective de François Hollande à SciencesPo,
  • formation où la survie scolaire passe par l’absence de tout affect,
  • doublée d’un cursus de cadre sup (HEC) lui donnant dans l’adversité et le changement la froideur d’une peau de serpent,
  • confiné, par son statut même d’homme d’Etat, dans une quasi indisponibilité permanente propre à aiguiser le désir des plus blasées des mondaines,
  • un jour pourvu d’électeurs à l’instant (majorité absolue en 2012, quand même !) mais historiquement dépourvu de fidèles, et donc de facto étranger à toute notion de fidélité

Je vous propose maintenant d’y superposer une autre , simple autant que vraisemblable : dans le privé, François Hollande s’ennuie probablement comme un pou sur le crâne d’un tondu !

Car si le Général de Gaulle avait, pour peindre le plafond de ses nuits blanches, la résistance à l’armée Allemande et à l’emprise américaine, Giscard le carnet de naissance de la constitution européenne, Mitterand les arts et lettres, Chirac l’agriculture et les arts premiers, Sarkozy le jogging et le bling, à quoi peut donc bien penser François Hollande, le soir, après un conseil des ministres, un coup de fil à Angela M., un bain et un saumon à l’oseille ? Un certain nombres d’observateurs, dont Serge Raffy, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, pensent avoir la réponse : à rien.

Depuis l’avènement de la Vème république, F.H est le premier Président à n’avoir ni collection (matérielle), ni connexion (symbolique) à l’Histoire, à l’Art ou même aux hommes (voir paragraphes précédents). Soit une absence de projet culturel, artistique ou humain qui laisse béant d’immenses panneaux de temps libre (« temps libre » étant tout relatif, mais tout de même, gageons qu’il en a car nul système ne survit longtemps, privé de tous ses degrés de liberté). Moments où, si vous voulez mon avis, il doit se faire chier serré.

Alors dans la vie civile, on reconnaît les hommes qui s’ennuient à ce qu’ils finissent toutes leurs soirées en boite de nuit, à regarder des femmes trop maquillées tout en rêvassant de l’éventualité (toujours improbable statistiquement) d’une aventure passagère. Mais quand 60 millions de personnes dépendent de vous, vous ne pouvez prendre le risque d’être photographié avachi sur un fauteuil du Queen ou du Baron, autour d’une bouteille de champagne éventée, entouré de jeunes filles mineures venues d’Europe de l’Est alors, quitte à défier l’ennui comme un homme normal, vous lui préférez le risque de quelques minutes de scooter dans Paris. Et clac, c’est dans la boite.

C’est que, disait Nietzsche, l’ennui est le calme plat de l’âme, et savoir le supporter en silence est l’apanage des âmes supérieures ; supériorité de l’âme difficilement compatible, vous en conviendrez, avec le statut tant revendiqué de « normal ».

Un Président normal qui, en roulant vers l’appartement de celle qui n’est après tout qu’une simple groupie, probablement déjà en peignoir, et en la ceignant de ses papattes rondes de Tigrou, sans autres préliminaires que son aura présidentielle, irait finalement tromper l’ennui, plus qu’il ne trompe Valérie ?

Seul sur le chemin du retour, dans ce quartier désert où nul ne peut plus habiter sinon une poignée de producteurs de télévision, il se posait peut-être la même question et, passant la main sous sa cravate en songeant à son saumon à l’oseille, réprimait un rot cotonneux.

6. Un homme qui ne doit rien à personne

hollande-delors

Et pendant que Valérie se réveillait à l’hôpital, François, devant ses collaborateurs, ironisait :

« S’il y a des gens qui souhaitent quitter l’Elysée pris par l’émotion, ils doivent me le dire dans les prochains jours »

Soit un tel cynisme et un tel déni de l’émotionnel que l’hypothèse du serpent mou amputé de son cerveau droit ne parvient plus, à elle seule, à expliquer entièrement.

C’est vrai, ça : est-ce des manières de remercier celle qui, en dépit de la petite part de calcul inhérente à toute séduction féminine, a tout de même accepté de s’afficher publiquement avec un Flamby qui, il y a 3 ans encore, plafonnait à 3% d’intentions de votes ? Selon moi, non, mais si c’était l’inverse pour lui ? Ou plutôt, s’il ne remerciait jamais personne, étranger qu’il serait à toute forme de gratitude ? Pour en avoir le coeur net, cherchons dans son passé politique des récurrences qui pourraient rétrospectivement, tel le petit poucet, nous mettre sur la piste.

L’ingratitude comme moteur

Si François Hollande détestait cordialement Martine Aubry, technocrate autoritaire tombée dans la politique en héritant de la marie de Lille, celle-ci le lui rendait bien en le traitant publiquement de couille molle, de zéro, et autres noms d’oiseaux. Un échange de mépris réciproque somme toute banal en politique, à la nuance près que Martine a un père, Mr Delors, et que celui-ci entretenait avec notre François une relation que tous les journalistes s’entendent à qualifier de mentor à fils spirituel. Et aujourd’hui qu’il trône à l’Elysée, que voit-on ? Que le fils spirituel a effacé le mentor de sa vie. Information de Cécile Amar :

« à l’occasion des 50 ans du traité de l’Elysée, les Allemands demandent que Jacques Delors soit là. François Hollande explique qu’il ne l’a pas invité (…) François Hollande n’est pas quelqu’un qui n’est pas de nature reconnaissante. Il ne veut rien devoir à personne. »

Alors face à une ingratitude aussi gratinée pour les plus fidèles soutiens de son bureau politique, comment s’étonner de retrouver la même ingratitude de l’autre côté des murs du bureau, c’est à dire dans les appartements privés ?

Si François Hollande écrie son « twitt » de rupture en nom propre, comme une lettre de licenciement, c’est avant tout parce qu’il estime ne rien devoir à celle qu’il quitte. Il l’estime peut-être même chanceuse d’avoir partagé son lit, sait-on jamais.

Conclusion : « les femmes m’auront coûté cher »

hollande-trierweller-baiser

Tout de même, la Valérie ne s’était pas beaucoup méfiée. Et d’abord, si elle avait eu la bonne idée de lire SpikeSéduction en cachette comme tout le monde, elle aurait su qu’il faut toujours se méfier d’un conjoint qui trompe sa femme pour vos beaux yeux.

Car, dans les milieux autorisés, on savait que Valérie était déjà la favorite du roi Hollande à l’époque où la Reine d’apparat (et mère de ses quatre enfants) s’appelait Ségolène. Et Mme Trierweiler, en dépit du diplôme honorifique de « femme de sa vie » dont elle avait été auréolée (déclaration de 2010), de glisser à son insu dans le siège de la cocue. Au profit d’une actrice de plusieurs années sa cadette bien sûr, comme l’exige la règle ancestrale où l’homme qui a le choix choisit toujours les conduits les plus étroits.

Valérie, si tu nous lis, il n’est pas trop tard : au lieu de passer tout ton temps sur Twitter à chasser des followers, inscris-toi à notre newsletter et toi aussi reçois chaque semaine du vrai contenu inédit sur la réalité des relations longues (saute ceux sur la séduction pure, tu n’en as pas besoin). Tu vois, si tu l’avais fait plus tôt :

  • tu aurais par exemple appris qu’une personne qui trompe son conjoint avec toi, te fera subir tôt ou tard le même sort,
  • tu n’aurais pas subi l’humiliation d’entendre Ségolène se moquer publiquement de toi

Mon hypothèse folle

Et là est mon point : une telle naïveté, venant d’une femme (donc séductrice), expérimentée (donc stratège et pas seulement tacticienne), journaliste politique par dessus le marché (donc rompue à toutes les roueries et les manipulations), c’est tout bonnement incroyable. A tel point que, justement, mon incurable suspicion m’inciterait presque à ne pas le croire.

Vous avez bien lu, en guise de conclusion, j’émets une hypothèse que d’aucuns jugeront saugrenue, mais à laquelle l’avenir pourrait bien apporter du crédit : Valérie avait tout senti se tramer, mais volontairement ignoré et laissé faire jusqu’à ce qu’une inévitable « fuite » (conforme à celle à laquelle nous avons assisté) lui offre à la fois la possibilité de :

  1. s’évader (les premières dames n’ont jamais aimé l’Elysée)
  2. renverser à 180° l’image exécrable qu’elle avait maladroitement contribué elle-même à se créer (François embrasse-moi !)
  3. mais aussi et surtout, percevoir une rente à vie, au titre du préjudice moral et de sa situation incertaine de mère de famille au chômage (sic), ce qui pourrait expliquer cette phrase de François, à qui nous laisserons le dernier mot :

« Les femmes m’auront coûté cher » F. Hollande.

Une suite ?

Nous aurions pu continuer longtemps ce dossier mais dès lors il aurait trop versé dans le réquisitoire, et rien ne serait plus faux que de me reprocher d’écrire « à charge ». Je n’ai rien contre F.H, l’exercice consistait simplement à disserter sociologiquement sur le grand écart vertigineux qu’il a opéré ces derniers mois entre une politique de gestionnaire rondouillard et une sexualité où son « étendard personnel se levait », soit entre Flamby et Gatsby le magnifique.

Les mauvais lecteurs, toujours avides de mauvais procès, m’opposeront que son prédécesseur (et peut-être successeur !) n’était pas dénué de défauts et de vices, loin s’en faut, ce à quoi j’acquiescerais volontiers. Ils peuvent donc s’en dispenser.

Quant aux bons lecteurs – dont vous faites partie, je n’en ai aucun doute -, vous aurez je l’espère pris autant de plaisir à lire ce dossier Hollande que moi à l’écrire, et si tel est le cas faites-le moi savoir en le partageant sur les réseaux sociaux, ou tout du moins en lui offrant un « +1 ».

That’s all Folks

Stéphane


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70 commentaires

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  • Je n’ai pas de style ,,,mais il y a une chose que je connais ,,,ne jamais attacher d’importance ni aux mots, ni a5 l’apparence ,ni au physique

  • Tu as raison, ce n’est pas un dossier à charge, c’est une pure et simple mise à mort textualisée. Inutile d’en dire plus. Tu le flingues, du début, à la fin. S’en dédouaner autour de quelques caractères en guise de conclusion me semble inapproprié. Tu le flingues, bon, soit, tu as le droit, autant faut-il assumer après. Ce n’est pas un dossier à charge, c’est un flingage, propre et sans bavure, dans les règles de l’art. Une mise à mort rhétorique, théorique contextualisée. Wahou.

  •  » Ne cherchez pas une grosse flèche avec un gros lien  » rien que cette phrase m’a tué de rire

  • Je ne comprends toujours pas l’intérêt d’aller insulter l’auteur d’un site et d’un article. Si ça ne plait pas, il faut aller ailleurs, le web est grand, il y a tellement d’autres choses à lire.
    Je ferme la parenthèse.

  • Tu es, hélas, de plus en plus pathétique. Sans grand doute, tu as touché le fond. En tout cas je préfère supprimer ton site de mes favoris et ne plus revenir. Stéphane est mort (au fond des chiottes). Condoléances.

  • @Stéphane (et accessoirement Clément)

    Le problème n’est pas la connexion au compte, c’est son bloqueur de pub
    Exemple chez moi, sur safari, avec adblock, j’aperçois google+ (donc le bouton pour voter). Par contre sur Firefox, encore avec adblock, je ne vois absolument pas le bouton de google+, je dois désactiver mon bloqueur de pub ;)

    Clément, en fonction de tes configurations, il y a certains éléments que tu peux faire apparaître pour qu’il ne soit pas considéré comme de la publicité. Ou alors tu désactives ton bloqueur de pub et tu le réactives, par la suite.

    Voilà, voilà.

  • @Stéphane,

    A vrai dire j’ai un peu grandit avec Spikeséduction ( j’avais 16ans à l’époque et aujourd’hui 22)

    J’apprécie de voir que ce site a évolué en même temps que ces acteurs ( lecteurs, utilisateurs ) et ainsi que toi même.
    Les objectifs qui étaient les tiens à l’époque ont fait place à de nouveaux ( d’avantage axés sur le développement personnel, la lecture et la compréhension de concepts sociologiques).

    Soyons honnètes 30s: Il suffit de ne pas être totalement timide, d’être non agressif, de sourire et d’avoir un peu de sens de la conversation et de ce que tu appelles badinage pour que l’on puisse facilement discuter et revoir une jolie fille ( voir même beaucoup plus facilement qu’en soirée )
    De même pour le look ( avoir de bonnes pièces à sa taille qui correspondent à notre personnalité et qui aient un petit côté à l’arrache et tu es démarqué de 85% des autres mecs )
    En fait ces concepts semblent assez naturels quand ils sont maîtrisés et transmettent une image séduisante de soi. Sur ça nous sommes d’accord.
    Mais ce n’est qu’une projection, une image. incarner cette image, faire le collage entre l’image et la réalité est une autre paire de manche: le lifestyle et le développement personnel interviennent.

    Et je trouve que l’évolution entre séduction technique vers développement personnel est une belle métaphore de cet adolescent qui ne pense à l’âge de 16ans qu’à se trouver une copine puis à 20 à épater la galerie ( je l’ai moi même fait à l’extrême) puis à 22 cherche à exploiter son potentiel adulte pour ne pas subir la conjoncture et l’avilissement de ce que souhaite finalement la société pour nous ( le nivellement par le bas ) est une métaphore intéressante.

    C’est une forme de Mea Culpa personnel ( dixit la fameuse histoire de Dom Juan d’il y a plusieurs années ) ainsi qu’un témoignage sincère sur l’évolution de ce concept Spikeséduction.

    Au plaisir de réfléchir de nouveaux avec vous,

    Antony

  • Mitterrand avait dis :  » Je serai le dernier Grand homme d’Etat  »

    J’ai tendance à lui donner raison au sens homme d’Etat qui prend des décisions dimensionnantes, indépendamment de leur succès politique (à mesurer je suis d’accord).

    Parce qu’à l’époque, travailler pour le bien commun était une satisfaction suffisante en soi, pour que l’on aille pas chercher à remplir un quelconque vide ailleurs.

    Bref, il est où le bouton google + ?

  • Excellent dossier et excellente video ! Le ton et l’ecriture de celle-ci m’ont paru familiers mais j’ai pas compris de suite pourquoi. Puis ça a fait tilt: ah ah ah ce genie, le clin d’oeil le plus fin que l’on puisse faire !

  • @Antonio : salut Antony, heureux de te revoir parmi nous. Tes remarques sont très justes dans l’ensemble, surtout celle sur Dieudo : si on ne peut plus plaisanter, assis sur un canapé, quand on est noir ou métis, sans être traité de Dieudo, c’est tout de même triste…

  • Un dossier bien argumenté et bien ficelé qui ouvre des perspectives intéressante; par exemple la manière dont Valérie peut utiliser cette circonstance pour redorer son image auprès des français et de l’opinion publique.

    On perçoit aussi concrètement l’ABSENCE DE GRATITUDE chez ce personnage, un aspect peu mis en valeur chez les médias ( qui se contentent pour beaucoup de citer des faits mais qui ne développent en réalité qu’un vide abyssal. Il suffit de regarder une fois le Grand journal dans sa vie pour vendre sur ebay sa télé le soir même ).

    Un vide de gratitude que tu exprimes aussi par une ABSENCE d’AFFECT, une absence d’affect mise en valeur par le fameux communiqué de rupture que tu évoques et qui pour une fois n’a pas échappé aux médias ( il faut bien qu’ils fassent leur choux gras quand même )

    L’analyse sociologique sur Sciences Po est divertissante et est aussi un élément clé de la compréhension de ton analyse que je trouver pertinente et amusante à lire ( il faut bien un peu d’humour, le cachet bien mieux )

    je m’exprime maintenant sur ta vidéo:

    J’avais pris peur que ta caméra soit cassée mais je me rend compte que celle ci est en excellent état de marche et que tu n’as rien perdu de ton aisance orale ce qui est une excellente nouvelle d’ailleurs :)

    Le ton est léger et vraiment drole, une qualité humoristique que tu ne transmets par forcément au premier abord mais qui te va bien.

    Certains ici évoquent un parallèle avec Dieudonné; je confirme à ceci près que la grossiereté n’es pas présente.

    Le discours est un excellent préambule au dossier et je salue ton travail et l’humour dont tu as fait preuve pour traiter ce sujet.

    Bonne continuation à toi,

    Antonio

  • Bonjour, bonsoir :D

    Énorme les vidéos Stéphane! Par contre je n’ai pas trouvé de lien pour télécharger le dossier (pas très grave pour moi, je l’ai déjà lu)

  • Bonjour Stéphane,

    excellent dossier, je te remercie ! Il va fouiller par delà l’homme « François Hollande » pour comprendre quel est le moule qui a forgé ce mystère enrobé dans du Flamby.

  • Belle formulation !
    Une idée sous-jacente :
    il n’aime donc pas les femmes , il les utilise cyniquement , il les joue les unes contre les autres et ça l’amuse !,
    il défend le avec acharnement , le « mariage pour tous, il lutte contre l’homophobie , pour « le genre », pour la location du ventre
    des femmes, …..,
    dés lors va-t-il nous faire un « coming out » qui expliquerait son comportement hésitant dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée

  • Merci stéphane, franchement je suis heureux d’avoir vu cet article. je l’avait vu ainsi mais pas comme tu la explicité. Cependant il est claire que F.Hollande a été un séducteur pas comme les autres, surtout avec c’est atouts favorables depuis qu’il était étudiant jusqu’aujourd’hui…

  • Incroyable ce dossier: analyse des dynamiques homme-femme, psychologie et sociologie du pouvoir, un peu d’histoire, énormément de style et voilà sans doute écrit le meilleur papier sur cette pathétique affaire.
    Je suis partagé entre l’admiration suscitée par le texte et la tristesse de la réalité objective qui lui sert d’arrière-plan.

    Il n’empêche que l’admiration l’emporte: chapeau bas, Stéphane.

  • M’étant amusé à imaginer une sixième partie dans le forum, comme une sorte d’exercice de style, j’ai relu ensuite ce que Stéphane avait écrit. Et je me rends vraiment compte qu’on tient là peut-être – et tant pis si ça fait flatteur, parce que ce n’est pas le but – un véritable écrivain en devenir (et pas un petit).

  • C’était déjà très bien mais là les parties 5 et 6 sont quand même assez stupéfiantes. Jamais je n’aurai pensé lire une analyse de la psyché et de la personnalité d’un homme politique sur un site de séduction.

    Bravo!

  • Ah la partie 5 ça comme à croustiller sous la dent :)

    Par ailleurs, rapport au charisme de la classe dirigeante, FH (ou tout homme haut placé parmi la classe dirigeante) aurait-il, outre son propre intérêt personnel de rester en haut du pouvoir, seulement une seule raison de réfléchir à la conséquence de ses actes? Vu que de toute façon ses actes seront à terme commentés, expliqués et rationalisés sous un angle favorable et compréhensif.

  • Petit conte à destination de salledebainavecdorures :

    Il était une fois un homme allergique aux chats qui matait du porno tout seul chez lui dans son coin.

    Il avait pour voisine une femme allergique au porno qui caressait son chat toute seule chez elle dans son coin.

    Ils ne se rencontrèrent jamais et n’eurent jamais d’enfants.

  • « les rares célibataires que connaît tout homme de 25 à 50 ans aujourd’hui étant systématiquement – 1 – faussement disponibles (amoureuses de leur ex, de leur carrière ou de leur chat) – 2 – dotées d’un caractère de cochon (auto destruction) ou – 3 – ayant de la moustache »

    pourriez vous developper un peu ce fait sociologique essentiel et les raisons, trop souvent eludé ? en chine on sait pourquoi il y a un deficit de femmes, infanticide selectif des nouveaux nes , mais pourquoi en france aussi . a cause de la baisse de croissance demographique ?

  • La photo des dorures de l’Elysée, c’est d’un ringard !
    Y a une pub qui passe actuellement pour des types qui font des meubles. Ca s’appelle Roche-Bobo ou un truc comme ça. Et bien, dans ce clip, tu as des nanas sorties du dernier Dorcel qui t’atomisent les vieilleries de l’Elysée et te mettent des trucs de disâgne en plastique à la place.
    Ne pourrait-on pas conseiller au Président de mettre du plastique à l’Elysée, car lui aussi a droit au bonheur pas seulement avec une seule actrice, non ? Kennedy avait compris lui ! :))

    ***
    Hypothèse : tous nos présidents depuis disons Pompidou sont des radicaux de type IIIème République qui rongeaient leurs freins. Cet article, complexe et passionnant, prend des allures de Traité de Psychologie du Retourneur de Veste hautement subversif ! ;).

    ***
    Cet article dit aussi au lecteur : méfiez-vous des opinions que vous pensez posséder, il se pourrait bien en réalité qu’elles vous possèdent. Informez-vous plutôt à des sources diverses, sans barrières, et mettez en branle votre esprit que l’on voudrait voir ossifier chez vous. Ne mettez aucune limite morale (de cette moraline dégoulinante et toxique par laquelle on vous fossilise les neurones – monsieur Peillon, bien le bonjour chez vous et bonjour aussi au squatteur de salon (ceci étant une plaisanterie d’ordre privé)). N’ayez pas peur de vous tromper et apprenez de vos erreurs. Faites ça, même modestement, et vous vous en laisserez moins conter de jour en jour. Vous serez sans doute détestés par certains jaloux, vous susciterez de la haine chez certaines femmes – mais pas de mépris -, et vous serez aussi plus intéressants, et avant tout à vos propres yeux.

  • Franchement Nickel. Une analyse convaincante du personnage et on y croit et c’est bien écrit. Respect mec. Au vu des faits je ne serais pas étonné que tu es tapé dans le mille avec cet article.

  • « …La distinction distingue, elle n’insiste pas… »

    Passage tout simple qui a fait ma soirée. Merci !

  • Merci Olivier, bien loucher ses phrases, c’est toujours un peu plus agréable quand quelqu’un le remarque. Tu as gagné le droit, toi aussi, de cliquer sur le « G » de Google pour nous mettre un +1 ;)

  • I’M GONNA FIND A NICE, BEAUTIFUL, WARM, SMILING GIRL…

    « * les rares célibataires que connaît tout homme de 25 à 50 ans aujourd’hui étant systématiquement – 1 – faussement disponibles (amoureuses de leur ex, de leur carrière ou de leur chat) – 2 – dotées d’un caractère de cochon (auto destruction) ou – 3 – ayant de la moustache »

    AAAAND IT’S GONE.

  • « c’est fini sans que l’ombre d’une émotion ne passe sur son visage impassible. Il ne ressent rien. Il ne l’aime pas. Il ne la déteste pas. Il change simplement d’équipe. »

    Étrangement, j’ai l’impression de retrouver certains aspects de moi dans ses mots. C’est grave ? Ou plutôt, est-ce changeable ?

    Sinon pour ton histoire de G+,
    https://www.youtube.com/watch?v=udqtSM-6QbQ

  • « A ce propos, il est intéressant de noter que les travailleurs les plus acharnés du monde se trouvent être les mâles du Japon, et que c’est justement l’inéluctabilité de cette servilité qui les poussent à prendre femme plus tôt que nous. »

    ca me rappelle une phrase de Soral (misère du désir) : « une bonne grosse femme à ses cotés et on devient Bismarck, plusieurs et on finit comme le général Boulanger ».

    bien que connaissant parfaitement le sujet de la séduction, du rapport au désir, Soral n’est pas tendre avec le « séducteur », il parle de « la fuite en avant » et des « illusions du désir ». je trouve qu’il n’a pas tort.

    je trouve aussi dommage que dans l’imaginaire collectif, mariage et engagement soient synonymes de vie chiante et d’absence d’œuvre. pour les japonais, ca avait l’air de bien marcher. ce mode de vie saint et « normal », l’engagement conjugal + professionnel (entreprise à vie) dés la sortie des études supérieures n’a pas freiné leurs créativité ni leurs conquête économique du monde.

  • Etre intelligent ne signifie pas avoir un comportement humain. On peut très bien avoir un cerveau limbique atrophié et le neocortex surdéveloppé. Autrement dit être très intelligent et tuer sans compassion par exemple. Dans l’histoire, ça s’appelle Pol Pot ou Robespierre.

    Qui ici est vraiment surpris de l’attitude de F.H. avec les femmes? Qui a oublié Strauss Kahn?

  • @Samy : merci, j’ai corrigé

    Et sinon, tous ceux qui aiment ce dossier, cliquez sur le « G » Google plus ! Pourquoi seulement 5 d’entre vous l’ont fait, alors que l’article a déjà été lu plusieurs milliers de fois ?

  • « Trompé(e), humiliée, hospitalisée ». Non?

    Pour le reste, comme d’habitude, c’est génial.
    Quelle qualité d’écriture (autant sur le fond que sur la forme) !!!

    Bravo et bonne continuation.

  • @BadStef : il faut bien lire, je n’ai pas décrit « les grandes écoles » dans leur semble, mais le combo « Sciences-Po Ena »

  • @Juan Fran
    Plutôt d’accord sur ton analyse, au moins les mecs forts se permettent de jouer franc jeu. Sauf que dans la règne animal (que tu évoques) c’est une force physique, ici on est plutôt dans la force de caractère. A moins que tu ne fasses une sorte de darwinisme social.

    Je ne connais pas l’univers des grandes écoles (j’ai fait une modeste fac de province et passé mes concours en autodidacte) mais l’article donne une vision caricaturale, me semble-t-il, de leurs étudiants. Trop occupés à bachoter, et trop engoncés dans des comportements bourgeois pour vivre une réelle histoire d’amour ?

    Je crois plus simplement que l’évolution des moeurs nous permet d’avoir aujourd’hui un président « normal », ce qui sous-entend qu’à l’image de la société dans son ensemble il se permet lui-aussi de vivre hors mariage, d’être infidèle, et de larguer sa compagne sans ménagement avec un communiqué du type sms.

    Pour des raisons notamment constitutionnelles, on a tendance à sacraliser la fonction présidentielle en France. On s’imagine que le type qui parvient à cette fonction est forcément exceptionnel et au-dessus de la masse en tout point. La preuve que non.

  • Méfiez avant tout des faibles, des lâches et des mous.
    Ce sont eux qui sont capables et coupables des pires coups-bas.
    Par définition.

    Le fort, lui, il n’est ni agressif, ni méchant, ni rancunier. Il n’a pas besoin de tout ça. Il est fort. C’est comme le lion Alpha chef de meute qui, au sommet de sa colonne, contrôle toute sa petite tribu. Il est fort, puissant, les autres le savent et se soumettent.

    Le faible, au contraire, doit user de fourberie, tricherie, tout ça enflammé par une rancune tenace issue de son statut de faible.

    C’est pour cette raison que je me méfie 1000 X plus de types comme Hollande que des types comme Tapie ou Le Pen. Et mon expérience personnelle ne me contredit pas.

    Allez dans une salle de boxe, et admirez le calme, la nonchalance et l’attitude cool et calme des poids lourds et des bon boxeurs. C’est ce que la vraie puissance te donne.

    Un peu comme un homme à femme: un homme nonchalant et imperméable aux simagrées, usant de second degré, toujours cool, jovial et dirigiste.

  • Les femmes m’auront coûté cher…ouais, attention au « retour de flamme » d’une certaine Valérie T. qui pourrait lui coûter cher si elle se décide à faire quelques révélations…pour le buzz et l’oseille ;)

  • Quand je pense qu’il y’a à une dizaine d’années, nous avions à gauche, Mitterrand et à droite Chirac…
    C’était autre chose quand même niveau charisme

    Bref, vivement la suite

  • Hollande n’est pas mou ! Quand il veut passer la seconde, il l’a passe sans problème : Mali, acharnement sur Sarko, et donc la gent féminine – qualitativement François > Clinton ou Chirac

    Le couple c’est un peu une PME non ? À Sciences Po (et plus généralement dans la bourgeoise) beaucoup intègrent cela très tôt on dirait.

  • Je pars de l’idée de Basile pour dire que François Hollande doit tirer un grand avantage en se faisant passer par un homme à femmes. Cela lui donnerait une notoriété et un charisme qu’il peine à trouver jusque-là. S’il s’est montré aussi intransigeant vis-à-vis de son ex, c’est qu’il doit avoir du caractère. En tout cas, c’est l’impression qu’il m’a laissée. Avons-nous affaire à une homme-alpha d’un nouveau genre ? C’est tout l’intérêt du « cas Hollande » dans cet article.

  • Je suis en train d’écouter le séminaire sur la charisme. Fou comme l’analyse de la 1ère partie colle avec la situation hollandesque.

  • Cette image de l’homme mou est là pour endormir. Une bête à sang-froid, calculatrice, rampant lentement envers sa victime de manière à l’engourdir. : o

  • Une référence à Ali-Foreman en 74 ! Cet article ne peut que être bien !

    (Et oui, moi aussi, j’attends la suite avec impatience !)